Si les français sont amnésiques, ont oublié sa politique, socialement et humainement, catastrophique de 1986 à 1988, Jacques Chirac peut, en plaçant la campagne sur le créneau de l'emploi, toucher les foules. Mais l'élection présidentielle ne se joue plus lors des meetings. Enflammer un public ne suffit plus, il faut savoir passer à la télévision. Et sur ce plan, Balladur possède un indéniable avantage, qui plus est, si la compétition s'avère plus serrée qu'il l'espère, il peut mettre au tapis son adversaire en assenant un meurtrier : "Monsieur Chirac, en 1981, vous avez divisé notre camp. En 1988, vous avez été incapable de le rassembler. Ne pensez-vous pas avoir fait suffisamment de torts à la droite et au pays ? Au nom du peuple de France, ne nous conduisez pas à un troisième échec, sachez vous retirer."
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