LE JOURNAL du réseau Ternoise (www.ternoise.net - textesdechansons.com )
 
Mensuel gratuit / N°6 / 21 avril 2001
 
1) Éditorial : Des idées à la réalisation
2) L'interview du mois : Michel Schwingrouber, d'un sommet aux autres
3) INTERNET, LES ENJEUX, LES DÉFIS, Les dérives du commerce en ligne.
4) Actualité : Danone, Bush, CyberTown  
 
 
1) Éditorial
 
Des idées à la réalisation...
 
Des idées. L'envie de les réaliser...
 
Mais pas toujours les connaissances, les compétences, les capacités... alors textesdechansons.com se limitait au style "cahier d'écolier"...
 
Certes, dans le réseau Ternoise, le contenu, l'innovation, priment... mais quand Eric Dolou, responsable technique, m'a présenté le résultat... il avait amplement dépassé mes voeux ! Sa touche personnelle. Des "surprises".
 
Plus que jamais www.textesdechansons.com est donc au service de la chanson,
et pour la célébrer cette nouvelle version, j'y ai, moi aussi, ajouté une surprise... qui durera 30 jours...
 
Jean-Luc Petit Ternoise
 
 
2) L'interview du mois : Michel Schwingrouber, d'un sommet aux autres
 
Réunir plus de 10 000 spectateurs, en France, pour un "spectacle d'amateurs", de choristes, même au-tour du répertoire d'une star, impossible ? Mais quand cet improbable se renouvelle... on est tout simplement à Alès, sous la houlette du chef de choeur Michel Schwingrouber.
Accordant la moitié de son temps à ce défi, Michel présentait en l'an 2000 son premier album, Acte de présence, dont le titre éponyme fut lauréat lachansondumois.com en décembre.
  
- Textesdechansons : Adolescent, à l'école de musique d'Alès, au conservatoire de Nîmes, tu rêves d'être Beethoven ou Brassens ?
- Michel Schwingrouber : Brassens. Je voulais être pianiste. Pianiste de jazz. Tout en jouant dans un orchestre de variété. Mais un accident en 1968 m'a sectionné les centres nerveux du bras droit et le rêve est parti à la poubelle... ce qui m'a permis de découvrir le chant choral.
- Comment décides-tu de devenir chef de choeur, plutôt qu'interprète par exemple ?
- Les circonstances. A seize ans je chantais dans la chorale paroissiale. Un jour le chef de choeur a préféré la première choriste et le curé m'a demandé de le remplacer. ça m'a plu, ça m'a passionné...
Je suis plus créateur qu'interprète (trois - quatre heures de création quotidienne)
 
 
- Comment, en 1998, naît "la semaine chantante d'Alès"
- Je voulais rendre hommage à un auteur mais pas un simple prétexte à un festival ; pour voir comment le public peut descendre à l'intérieur de l'oeuvre, la diffuser, la porter.
Après des expériences sur Troyes et Sète, toujours par des relations chorales, j'ai vraiment pu concrétiser cette idée en 1998, avec 1000 choristes sur scène, pour un hommage à Jean Ferrat
- En 2000, pour la troisième édition, Jean-Jacques Goldman se déclare abasourdi par la qualité, le professionnalisme du spectacle. Et par ses propos contribue à la reconnaissance...
- On accède à des gens qu'on n'aurait pas pu rencontrer autrement et puis on les voit surpris, intéressés. On garde de bons contacts. Je suis très étonné de voir comment Jean-Jacques me considère. Une relation de confiance s'est établie.
- Pour le monde du show-biz, c'est une découverte...
- Je fais découvrir un aspect de la diffusion de la chanson, un autre biais que le médiatique actuel
- Comment se déroulera, en août, autour de Gilbert Bécaud, la quatrième édition ? 
- On entoure cet hommage d'un festival de chansons, pour l'instant nécessaire à l'équilibre financier, avec cette année Segara, Nougaro, Salvador... mais mon but, pour les prochaines éditions, est de faire des découvertes, présenter des gens qui ne passent pas à la télé, des artistes qui s'auto-produisent... et les concerner à l'hommage...
 
- En 2000, tu "deviens" interprète ; un aboutissement, un plaisir, une nouvelle orientation ?
- Cet album, Acte de présence, était au départ une maquette destinée à proposer des chansons à des interprètes. Je l'ai fait écouter à Jean-Jacques Goldman qui m'a répondu
"Moi tu sais, j'ai proposé pendant des années des chansons, elles sont jamais passées. Il a fallu que je me mette à les chanter pour que ça arrive..."
En résumé, il m'a dit "fais le toi-même si tu les sens", alors je suis reparti en écriture, j'ai re-sélectionné et auto-produit... distribuant par mon univers habituel, les rassemblements chorales.
 
- Ton actualité, c'est aussi une comédie musicale...
- "Camisards camisards", écrite avec Daniel Thibon (parolier Charlebois, Juliette Gréco...) créée à Alès, avec quatre représentations ces jours-ci, à guichets fermés...  
- Un autre CD ?
- J'y pense... mais pas dans l'immédiat... il s'inscrira dans une démarche de spectacle...
 
- Internet ?
- Une bonne porte de représentation... mais qu'est-ce qui fait que quelqu'un va visiter un site ?...
- Internet, d'ici deux trois ans ?
- Je ne crois pas aux sites persos mais à des sites dédiés à des domaines, des secteurs d'activités.
 
Le plus important : les distinctions honorifiques (médaille d'honneur de la ville de Québec, médaille de la ville d'Alès), la reconnaissance, le regard des autres ?
- ça fait plaisir, oui... mais c'est surtout le côté pionnier qui m'intéresse, ça été "le jardin musical" (à une époque où personne n'osait s'aventurer dans les chansons pour les tout petits), le gospel (passé de l'étude du chant grégorien à la musique africaine, au gospel, pour me retrouver l'un des premiers en France), les hommages aux auteurs...
J'adore embarquer des gens dans un projet qui réussit, voir le plaisir qu'ils ont, ce retour humain
 
- A t'écouter, je ressens une quiétude... 50 ans est pour toi un âge d'équilibre ?
- Je le vis très bien. Une forme de discernement, de perception, la concrétisation des choses...
Y'a qu'une chose que je regrette, c'est de ne pas avoir 20 ans et l'expérience d'aujourd'hui... mais ça c'est tout le monde !
 
Arrivé au sommet dans l'univers peu médiatisé des chorales ("où on a un mal fou à se défaire de l'image religieuse"), sa maîtrise, sa connaissance de la voix, le mettent à la hauteur d'autres sommets. De ces rencontres, à noter la co-signature de titres avec Jean Ferrat, Georges Moustaki... et les arrangement de coeur du titre "Ensemble", du prochain album de Jean-Jacques Goldman.
 
Plus d'infos (dont les livres publiés et sa rencontre avec Oscar Wilde, sur le site du journal  (www.textesdechansons.com
Rubrique JOURNAL)
 
3 )INTERNET, LES ENJEUX, LES DÉFIS

Les dérives du commerce en ligne.

La vente en ligne ne cesse de s'étendre, et tout est prétexte à nous faire sortir notre carte bancaire. L'internaute, mal informé, fait très souvent les frais de sociétés aux moeurs  douteuses. Face à des conflits aux conséquences parfois désastreuses, nous nous retrouvons de plus en plus dans des impasses, au point de renoncer à défendre nos droits. Que faire alors, et quels sont les pièges à éviter, pour ne pas se retrouver définitivement dégoûté de l'Internet et ses pratiques. Loin d'être exhaustive, voici une liste de ce qu'il est bon de savoir avant de vous lancer dans l'achat en ligne :

 Mieux se protéger : la prévention.

Ne donnez jamais votre numéro de carte bancaire pour un essai gratuit d'un service. En effet, nombre de prestataires de services vous proposent une période plus ou moins longue d'accès gratuit à leur service, en échange de votre précieux numéro de carte. Ce numéro sera utilisé au terme de la période de gratuité pour prélever le plus simplement du monde sur votre compte bancaire un abonnement plein tarif.

 Lisez toujours les conditions générales de vente. Obligatoires, elles doivent être clairement spécifiées avant toute transaction. Lisez attentivement, et gardez-en une trace (impression ou enregistrement sur votre disque dur). Cette démarche pouvant paraître fastidieuse sera le plus souvent salvatrice lors d'un éventuel litige. Plus généralement, conservez précieusement toute publicité ou offre de tarifs qui vous a conduit à votre achat.

 Vérifiez l'existence de la société à laquelle vous avez affaire : les coordonnées exactes , ainsi que le numéro d'inscription au registre du commerce et des sociétés doivent figurer clairement sur le site .

 Assurez-vous qu'il existe un numéro de téléphone de service après-vente, et le cas échéant, vérifiez son efficacité. Le numéro ne doit pas être un numéro payant, du type 2,23 F la minute. En effet, d'expérience, on constate rapidement qu'un appel à un S. A. V. commence toujours par une bonne quinzaine de minutes d'attente.

La transaction bancaire doit être sécurisée. Pour vous en assurer, un message vous informe systématiquement lors d'un passage à une telle connexion, avant de saisir vos coordonnées bancaires. Si tel n'est pas le cas, passez votre chemin.

 Renseignez-vous, lors de l'achat d'un produit, sur les conditions  de garantie, ainsi que sur le délai de livraison. Imaginez ce qui se passerait si vous aviez un problème avec votre achat, si la société n'est pas capable de vous livrer du matériel neuf en moins d'une semaine.

 Préférez pour tout abonnement une inscription par la poste, pour laquelle vous fournirez un relevé d'identité bancaire. En cas de problème, vous pourrez faire cesser immédiatement tout prélèvement par votre banque. De plus, vous aurez en votre  possession tous les documents nécessaires pour prouver votre bonne foi ultérieurement.

 Privilégier les marques connues : c'est évidemment au détriment de sociétés très sérieuses, parfois plus performantes, que vous ferez votre choix, mais c'est malheureusement à l'heure actuelle le seul moyen de se mettre à l'abri d'éventuels escrocs.

 Éviter les commandes sur des sites non francophones, à moins de maîtriser parfaitement la langue de ce dernier.