Et jusqu'aux derniers jours, Balladur redoutera un revirement des intentions du maire de Paris, mais parviendra à figer sa position en le condamnant à apparaître, de nouveau, sans opinion tranchée s'il se rétractait et acceptait : "Il faut respecter la décision de Chirac de ne pas vouloir aller à Matignon. Je crois que c'est pour lui la meilleure attitude possible", déclare malicieusement le rusé avant les élections législatives. Gaffeur, son lapsus aurait substitué "moi" à "lui" mais l'homme maîtrise ses émotions, sa jubilation. En privé, il se montre plus direct : "si vous décidez d'y allez, sachez que je n'accepterai aucun poste."
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